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dimanche 26 janvier 2020

« Emmanuel Macron : Illégalité, illégitimité et imposture par Régis de Castelnau » N°4804 14e année


« La France et le problème Macron.

La République française à un gros problème avec celui qui lui sert de président. Celui-ci est désormais perçu massivement par le peuple comme complètement illégitime à en occuper ce poste à diriger le pays.
Cette situation explique le rejet dont il est l’objet et ce au-delà de la politique mise en œuvre, la corruption qui l’entoure, sa nullité politique, ses traits de caractère insupportables et son arrogance personnelle. Toutes ses interventions quelles qu’elles soient, sont immédiatement disqualifiées avec une rage surprenante. Et il apparaît maintenant d’évidence qu’il ne pourra pas gouverner sans le recours à une répression féroce à l’aide de sa justice, sa police et les lois liberticides que son Assemblée nationale croupion adopte en cadence. Interpellé sur les dérives de son régime Emmanuel Macron a voulu imprudemment nous donner une petite leçon en lançant à la volée « essayez la dictature et vous verrez! », en définissant en parallèle dictature et démocratie. Le problème est que sa description de la dictature colle à son système. Et celle de la démocratie entretient avec le macronisme des rapports étonnamment lointains. Quand par exemple il dit : « Une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan décident des lois », on a envie de lui répondre « mais Monsieur Macron c’est exactement ce qui se passe avec votre Assemblée nationale croupion complètement caporalisée et qui n’a aucun état d’âme à piétiner nos libertés publiques à votre demande. Et quand les sénateurs essaient d’utiliser leurs maigres prérogatives de contrôle, vous et vos hommes de main les insultez et les menacez. »
Avant d’examiner comment et pourquoi la légitimité de l’actuel président de la république est complètement anéantie, il convient de s’expliquer sur ce que devrait être cette légitimité républicaine qui lui fait désormais complètement défaut.
Évidemment, on en revient une fois encore à Max Weber qui en a défini la dimension politique. Pour lui, le concept de légitimité se rapporte à la notion de reconnaissance sociale. C’est socialement et non juridiquement que se définit la légitimité. Même si dans une démocratie, le pouvoir (Macht) réside dans la domination (Herrschaft) rationnelle et légale, la légitimité vient d’abord du respect de la loi, condition première nécessaire mais pas suffisante. Or, dans les faits le régime Macron est formidablement éloigné cette exigence. Inconstitutionnalité et illégalité à tous les étages, et les psalmodies régulières de ses soutiens, passant leur temps à invoquer une soi-disant légalité formelle de son arrivée au pouvoir n’y changeront rien. D’abord parce que c’est faux, puisque que cette élection a été manipulée et truffée d’illégalités. Et que les Français clairement ou confusément le savent ce qui explique depuis un an leur rejet massif du locataire de l’Élysée. Mais ensuite ce rejet provient aussi de ce qu’après l’élection la légitimité démocratique doit se valider jour après jour par un exercice du pouvoir régulé dans un dispositif institutionnel fonctionnant normalement. Or, ce n’est clairement pas le cas du système Macron. Et empêche la reconnaissance sociale de ce pouvoir minoritaire comme l’ont encore démontré les élections européennes où le parti du président présenté par sa propagande comme vainqueur (!) a royalement culminé à 11 % des inscrits…

Comment Emmanuel Macron est-il arrivé au pouvoir ? »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2020

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