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vendredi 30 septembre 2011

Sarkozy : j’attends la Saint Nicolas ! N°1026

L’eau monte autour du Président de la République. Et ce n’est pas l’intervention de Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur et ami de trente-cinq ans qui y changera quoi que soit. Jeudi, Alain Juppé ne cessait pas de clamer son amitié à Nicolas Sarkozy tandis que la presse, au lendemain du basculement historique du Sénat à gauche, imaginait que le candidat naturel de la droite pour 2012 ne pouvait être que « le meilleur d’entre nous » dixit Jacques Chirac !
Constatons une première chose : l’UMP et le PS monopolisent les médias. Entre les primaires télévisuelles des candidats socialistes et les interventions de leaders de l’UMP, on ne discerne plus quelle place reste aux autres partis politiques !Il est assez incroyable que le CSA ne s’émeuve pas de cet indiscutable favoritisme qui pourrait fort bien apparaître comme une manière de monter aux Français que le choix pour les élections de mai et juin 2012 se limiterait, comme d’habitude, aux tenants du bipartisme.
Comment ne pas s’étonner de la montée progressive de la gauche et des socialistes en particulier : ne sont-ils pas les gentils candidats (même si Gérini et DSK sont sources d’agacement) face aux méchants umpistes empêtrés dans les affaires ? De toute manière l’essentiel n’est-il pas verrouiller le débat ?
Revenons dans le camp présidentiel qui passe d’une tempête à une autre avec cette conséquence de remettre sur les rails les chiraquiens rassurés par la fin des ennuis judiciaires de Jacques Chirac : Baroin aux Finances et Juppé aux Affaires Etrangères sont au cœur du dispositif sarkozien non parce que le Chef de l’Etat serait parvenu à les enserrer mais l’inverse ! Si une raison pour laquelle Nicolas Sarkozy voudrait coûte que coûte tenter le second mandat, ne serait-ce pas pour faire démentir toute emprise ? Mais, voilà, actuellement les balladuriens dont Nicolas Sarkozy fut le laudateur et le combattant, une adhésion qui joua un rôle décisif lors de la campagne de 2007, cherchent des bouées et ne s’agrippent, en ce moment, qu’à des pneus crevés ou sous-gonflés.
En ce début d’automne le sarkozisme est très déshabillé : d’abord parce que le Chef de l’Etat a détricoté un certain nombre de mesures emblématiques de sa campagne et du début de sa présidence ; ensuite l’échec de la politique sécuritaire où la police devait être le fer de lance : patatras, la possible chute du numéro 2 de la PJ de Lyon dans une affaire de trafic de drogue et d’un éventuel effet domino jusque dans la magistrature sonnera négativement aux yeux des Français. Enfin,  les habiletés de communication s’essoufflent totalement : Le Président a beau aller dans les provinces, rencontrer des ouvriers le discours ne prend plus. Tout ce qu’il dit est perçu comme une posture, un moment de théâtre. Bref, il n’est plus cru !
Nicolas Sarkozy a beau mettre en avant son dynamisme à l’international (G20, Libye…etc.) les Français ont les yeux plongés dans le contenu de leurs assiettes. La précarité et la pauvreté grandissent au même rythme que le chômage et les contrats temporaires. Si la dégradation économique se poursuit comment le Chef de l’Etat plaiderait-il sa bonne gouvernance ?
Sur tous les plans Nicolas Sarkozy apparaît comme le mauvais cheval : le travailler plus pour gagner plus, ne sert-il que le Président de la République et les bandes du Fouquet’s et du Bristol ?
Avec raison le Chef de l’Etat voudra entrer au dernier moment en campagne en février/mars prochain, en misant sur les disputes entre socialistes, une soudaine embellie économique, un fait de guerre et/ou de terrorisme et surtout, que par protection divine, tous les soupçons qui pèsent sur lui dans toutes les affaires actuelles perdent de la force.
Il y a cependant, quelque chose que l’entourage présidentiel néglige, c’est le degré de détestation de l’homme Nicolas Sarkozy : il n’est plus supporté ! On doute que la naissance de Quinquennatus émeuve le populo, Carla Bruni n’avoue-t-elle pas que sa grossesse laisse tout le monde indifférent !
Les socialistes auraient un grand tort de croire qu’ils sont espérés car les élections législatives de juin 2012 contiennent déjà tous les ferments de la colère populaire qui frapperaient la droite dans un premier temps avant de s’abattre sur eux ensuite. Le bipartisme est entre le marteau et l’enclume.
Sarkozy attends désespérément Saint-Nicolas : il n’arrivera qu’en décembre. Et c’est loin !
 Jean Vinatier
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