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samedi 8 juillet 2017

Hidalgo les migrants sont ma com, pas mon problème ! N°4294 11e année



Anne Hidalgo a créé un véritable appel d’air aux migrants à des fins de communication pour complaire aux bobos, au comité olympique, à elle-même et aux médias qui ne demandent, pourtant, qu’à lui baiser la main dès potron-minet !
Mais voilà, l’arroseur étant arrosé, que fait Anne Hidalgo, soutenu totalement par le conseil de Paris : elle lance une campagne de propagande qui la place sur un piédestal et, ô comble de l’ironie, fait, s’il n’obtempère pas, du gouvernement Philippe le responsable de la situation ingérable de La Chapelle qu’elle a, elle-même initiée ! Son plan de mesures qu’elle destine à l’Assemblée et au gouvernement tout habile qu’il soit devrait, si le nouvel exécutif était courageux,  renvoyer la maire de Paris dans ses cordes la laisser seule face aux Parisiens dont elle gaspille les deniers comme s’ils étaient les siens, et joue aux pyromanes.
La politique démagogique d’Anne Hidalgo, appuyée par tout le Conseil de Paris (de la droite à la gauche)  fait bon ménage  d’abord du  parcours de pauvres gens contraints de migrer, ensuite des Parisiens. La délégation du comité olympique visite Paris en mai : vite la maire de Paris déloge les migrants, nettoie tout : Paris olympique, Paris ville propre. Quelques temps plus tôt, n’avait-elle pas entrepris de disposer des rochers sous le métro aérien pour empêcher tout campement ? Silence médiatique …et des ONG qui d’ordinaire, hurlent mais qui reçoivent aussi des subventions…
Emmanuel Macron loua la politique de la maire de Paris lors de sa réception comme chef d’Etat élu et lui-même ne tarit pas d’éloge sur les flux migratoires : ne vient-il pas de proposer, afin de soulager l’Italie, d’ouvrir le port de Marseille ?
Bill Gates, d’abord avocat pendant le Présidence Obama des frontière ouvertes en faveur de l’Afrique, considère, désormais, Trump étant à la Maison Blanche, que les Européens seraient bien inspirés de clore davantage et de mettre en place un plan massif d’investissement en Afrique. Ce ton n’est guère entendu en Europe. L’Italie baissant les bras devant les flux de migrants au lieu d’exiger de la fermeté à Bruxelles plaide, au contraire pour que le maximum de ports se déclarent quasiment villes ouvertes ! Seules l’Europe de l’Est ainsi que l’Autriche s’opposent au laxisme prôné par Angela Merkel et Emmanuel Macron.
Dans ce grand désordre et cet abandon, il ne serait pas inutile de lire, Le retournement Trump, de Thomas Flichy de la Neuville, qui note dans un paragraphe de politique projetée intitulé : « Grandes migrations : les affranchis sauveront-ils l’Empire ? » :
«  En 2080, les vastes migrations qui auront balayé le continent européen, auront bouleversé notre environnement culturel et politique. En Allemagne, les conflits se seront multipliés dans les Länder du Sud catholiques où se concentrent dès à présent, des migrants majoritairement Sunnites. Des émeutes auront éclaté à Munich et dans son arrière-pays. L’Europe sera ainsi devenue la lointaine caisse de résonnance de conflits importés dont la logique lui échappera. Le vieux continent sera marqué par l’apparition de micro-communautés ethniques et agressives, sous le contrôle de chefs de clans. La loi universelle aura laissé la place depuis longtemps, au principe de personnalité des lois, qui fera dépendre le droit applicable de l’origine de l’accusé. C’est ainsi qu’une justice coutumière et tribale se fortifiera aux côtés d’anciennes structures judiciaires à vocation universelle. Les régimes d’aujourd’hui et leurs idéologies mortes signifieront aussi peu de chose que la République romaine à un citoyen romain du IVe  siècle après Jésus-Christ. Quant au destin des territoires, celui-ci se jouera à l’échelle locale. A l’image des Balkans, à la fin de l’Empire romain, où les territoires forment une mosaïque d’enclaves romanisées ou slavisées, c’est la culture la plus forte qui l’emportera. Dans ce contexte, les régions à forte identité historique et religieuse, résisteront plus facilement au choc des migrations que les espaces urbains déstructurés.
Contrairement au rêve du monde ouvert et pacifique distillé par les illusionnistes, l’aune de la sécurité pour les hommes et les biens sera alors celle du village vivant et mis en défense. En ce qui concerne les nouveaux chefs de bandes, nul doute qu’ils s’affronteront pour le contrôle des ressources. De ces luttes toutefois pourront émerger les nouveaux aristocrates qui reconstruiront la paix au sein d’espaces-laboratoires. Quant à l’Europe que nous connaissons, elle ne survivra vraisemblablement – à l’image de la civilisation celtique en Bretagne ou en Ecosse – que dans les montagnes et presqu’îles du continent européen. Dans les zones islamisées, les vignes auront été arrachées : en France, seule la vallée de la Loire produira du vin. 
Pour comprendre ces évolutions, un retour sur l’histoire du Bas Empire n’est pas inutile. Au moment où sa population se refuse à perpétuer la vie, l’Empire romain s’engage en effet dans une vaste entreprise consistant à attirer sur son sol une main d’œuvre servile très nombreuse afin de compenser le manque de bras nécessaire à sa croissance. L’afflux d’esclaves génère d’importants déséquilibres, notamment dans les grandes métropoles. Pour y remédier, l’Empire facilite les affranchissements, espérant pouvoir s’appuyer sur la frange la plus méritante des nouveaux romanisés afin de surmonter la cassure démographique qui le mine. Les affranchis vont ainsi émerger en tant que groupe social au début de l’Empire : hissés par leurs propres mérites à un véritable rôle de pivot, ils ne pourront cependant jamais s’emparer de la machine impériale en raison des résistances générées par leur propre action. Les  affranchis remédient à une triple carence de la civilisation romaine : plus féconds, plus innovants et aptes à jouer un rôle de contremaîtres, ils permettent à l’Empire de perdurer alors même que ses fondements ont été sapées. En raison d’une restriction volontaire des naissances, les unions romaines de la fin du Ier et du début du IIe siècle de notre ère, sont très souvent frappées de stérilité. L’exemple vient de haut. A Nerva, empereur célibataire – et peut-être choisi en raison de son célibat – ont succédé Trajan, puis Hadrien, qui, mariés l’un et l’autre n’ont eu aucun enfant légitime. La petite bourgeoisie romaine n’est pas plus prolifique. Elle nous a laissé par milliers des épitaphes où le défunt est pleuré par ses affranchis, à l’exclusion de toute progéniture. Martial propose sérieusement à l’admiration de ses lecteurs Claudia Rufina, femme originaire de Bretagne parce qu’elle a eu trois enfants. C’est par conséquent la main d’œuvre servile qui vient remédier aux carences démographiques romaines. Dans la majorité des cas, les esclaves de l’Urbs trahissent par les consonances de leurs noms, leurs origines gréco-orientales. Quant à la population de Rome, quatre-vingt pour cent au moins de ses habitants viennent par voie d’affranchissement d’une servitude plus ou moins ancienne. Toutefois, en puisant à peu près exclusivement dans le fond des masses serviles, la société romaine, s’expose pour l’avenir à une inévitable adultération.»1


Note :
1-Flichy de la Neuville (Thomas), Le retournement Trump, Paris, Les éditions du Cerf, 2017, pp.58-62.

Jean Vinatier
Seriatim 2017

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