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mardi 11 décembre 2018

« Gilets jaunes Acte 4: le Gouvernement fait monter d'un cran la répression, sans apporter de réponse sur le fond par Karine Bechet-Golovko » N°4604 12e année


«Ce 4e Acte des Gilets Jaunes a fait monter la communication d'un cran, tout autant que la répression. Evidemment, les Gilets jaunes n'étant pas les tueurs à gages que le Gouvernement annonçait (voire espérait), ils n'ont pas tiré sur le bon peuple de France et de Navarre. Mais l'opération dénigrement est en route, l'opposition est idéologique : Macron ne peut répondre à la demande des Gilets Jaunes d'un retour de l'Etat, puisqu'il est là pour implanter la mondialisation grâce au recours massif au management. C'est une rupture idéologique, l'individu au service du chiffre, donc on frappe, on gaze, on discrédite, on menace de prison. L'Acte 4 a dévoilé la consommation de la rupture entre le peuple français et ces élites mondialisées.

Comme nous l'avions écrit, nous sommes loin de la guerre civile, malgré la campagne sans précédent de communication mise en place par le Gouvernement, qui instrumentalise à cette fin et la police et la racaille (voir notre texte ici).

Alors qu'une attitude de fin du monde était de rigueur dans les médias et les politiques, certaines scènes sont passées totalement inaperçues, bien que hautement symboliques. Par exemple, ce concert près de la Bastille, avant que les policiers n'aient l'ordre de rétablir l'ordre macronien et qu'un policier semble bien apprécier :

La suite ci-dessous :


Gilets Jaunes : les forces de l'ordre doivent-elles sauver la Macronie au prix de la République?

« Si l'on en croit les médias et les responsables politiques, la France serait au bord d'une révolution ou d'une guerre civile. Personnellement, j'ai du mal à le croire. Il semblerait plutôt que les revendications sociales fondées de la population rencontrent le vide de la politique nationale, remplacée par la mythologie managériale. La rencontre de ces deux composantes met la Macronie en danger, qui semble se défendre en faisant monter les enchères. Les forces de l'ordre et les blindés, suite à une opération de communication nous plongeant dans les tréfonds des mises en scène de la Syrie ou de l'Irak, doivent alors sauver la Macronie. Au prix de la République ?

Ces derniers temps une confusion volontaire est entretenue en ce qui concerne les violences qui se déroulent ces dernières semaines dans le pays. Il y a amalgame confortable entre les violences inévitables lors de tout mouvement revendicatif réel, c'est-à-dire en dehors des grands-messes idéologiques sur le climat, les violences faites aux femmes, la paix dans le monde, etc, qui rappellent les manifestations du 1er mai dans l'Union soviétique. La grande fête du système qui célèbre ses piliers.

Ici, nous sommes dans une situation diamétralement opposée et il est fondamental de différencier les types de violences. 

La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2018

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