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dimanche 14 mars 2021

« 14 mars 2020 : nous sommes en guerre » N°5622 15e année

 

Tous devant les écrans, Emmanuel Macron d’une voix d’outre-tombe annonçait une guerre…contre un virus !

Un an plus tard : guerre, pas guerre, communications bafouillâtes et comminatoires, des grandes visibilités sur les carences étatiques débutées par les gouvernements précédents et pas revues par l’actuel exécutif le contraignant dans l’urgence et le brouillard à tenir la barre. Heureusement pour Macron, le Français des villes, bien opposé à celui des campagnes (Gilets jaunes), ne bouge pas, se soumet tranquille, accepte tout : la France a été le pays d’Europe le plus calme, le moins contestataire, le plus aplati sauf, bien sûr lorsqu’aux premiers rayons de soleil, le citadin s’empourpre de ne pas pouvoir se prélasser le long des quais : il y a des choses qui ne s’interdisent pas dans une société hédoniste et consommatrice à tout crin...

Qui aurait imaginé que nous portions des masques (interdits d’abord parce que selon Sibeth Ndiaye on était cons, ensuite, on nous menaça d’amendes si nous refusions de les mettre), que les restaurants/cafés seraient clos, les musées fermés, d’aller d’un confinement à un couvre-feu…et ainsi de suite ?

Pour la première fois dans notre histoire humaine, un virus a impliqué l’ensemble des continents et pour la première fois, on voulut le conjuguer mondialement. Aujourd’hui, nous avons 7 ou 8 vaccins de pays différents, de laboratoires…quand pour traiter la grippe, on nous en propose un.

 Le virus COVID a été un rare moment pour les marchés financiers de s’apercevoir qu’au-delà d’eux il y avait une économie et que sans elle, les bourses pouvaient aller au tapis. Bref instant de lucidité car, en 2021, les tombereaux d’argent imprimés et les plans de relance les abreuvent jusqu’au risque de l’étouffement au point de s’engouffrer dans les cryptomonnaies (bitcoin)

Sur le plan sécuritaire, nous vîmes la France accélérer les lois sécuritaires globales tant l’exécutif et les bobos ne digérant pas les Gilets jaunes, bien des cercles virent le moment opportun pour serrer les vis, les boulons, au nom naturellement, du bien-être !

Sur le plan moral, combien de familles furent interdites de deuil, de moments auprès des leurs dans des EPHAD ?

Sur le plan spirituel, pour la première fois dans l’histoire, lors d’une pandémie on interdit aux croyants d’entendre, la messe, le prêche, le sermon alors que justement autrefois les lieux de culte accueillaient pour apaiser et rassurer.

Le COVID est-il le virus-test pour les autres à venir ? Le plus inquiétant étant sa permanence supposée qui maintiendrait toutes les mesures, ou les principales, coercitives avec ses variantes locales, régionales, urbaines, continentales…

Et après donc ? La presse économique et les bourses prévoient des croissances à deux chiffres, des reprises touristiques étourdissantes, des pains et des jeux à plus soif (JO, mondial de football) avec le risque de revoir de nouveau un super virus…..et alors que le cours climatique laisse voir des migrations de plus en plus fortes

Au terme de cette année, pas sans soleil comme en 1816, mais sans mouvement, le monde prend-t-il conscience de sa limite et qui sait accélérera la quête de terres nouvelles en galaxie quand bien même la technologie accuse du retard, que toute projection de vie sur une autre planète impose des précautions.

C’est un regard philosophique et spirituel qu’il conviendrait de faire : nos sociétés (si l’on peut en parler de celles qui prônent l’individualité en tout) issues de nations, surtout euro-américaines, elles-mêmes très ébranlées par la doxa ultra-libérale sans frontière mais avec des alignements de caméras de surveillance en attendant les contrôles faciaux, le peuvent-elles ? Où, l’Etat n’étant plus qu’un réduit bon à matraquer et à judiciariser le tout sur fond d’écologie parfois punitive et affaiblit, lui-même le lien tenu de patrie ?

Nous marcherons donc encore avec ce virus ou bien un autre, ce sont donc les hommes qui collectivement ou par petits groupes généreront leur propre salut ! Par exemple, l’homme nomade redeviendra-t-il l’homme-cueilleur ?

Pour garder la raison, pour ne pas sombrer dans un enfermement tragique, les prises de conscience seront fondamentales, gageons que nous les aurons et saurons, sans trop de casse, franchir les obstacles et œuvrer, sans ignorer l’Histoire, en novations. Que le « nous sommes en guerre de 2020 », devienne, le nous sommes toujours nos maitres…Un défi mondial !

Jean Vinatier

Seriatim 2021

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