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mercredi 13 mai 2015

François Hollande muguette N°3123 9e année



François Hollande sait quand il le faut mettre de côté tous les arguments qu’il brandit quand il s’agit de tancer la Russie afin de quêter ici et là quelques aubaines mercantiles. Ainsi honora-t-il de sa venue l’émir du Qatar auprès duquel il obtint une signature d’engagement d’achat de deux douzaines de « Rafale », qu’il savoura de participer en Arabie Saoudite au conseil du Golfe où son entourage prit soin de laisser filtrer l’espérance de méga-contrats  avant qu’il ne gagne, après une escale parisienne, les Antilles d’où il bondit à La Havane. Pas trop vite parce que Raul Castro rencontrait le Pape François et en sortait transformé presque à nouveau catholique ! Ainsi le dirigeant castriste passait-il d’un François souverain pontife à un François baguenaudant et stratège en retombées politiciennes. François Hollande, dix années plus tôt, se montrait sévère pour le régime castriste en place qui n’a pas varié d’un iota, aujourd’hui et parce que les Etats-Unis lèvent lentement et prudemment leur embargo, il  se vante, alors, d’être le premier à se rendre sur cette île.
François Hollande prépare 2017. Il n’est guère malheureux d’être moqué par les humoristes, cela distrait l’opinion. Pendant ce temps, par maillage il se revêt des habits de l’homme de gauche. Ainsi avec l’affaire de l’ambassadeur non agréé près le Saint-Siège se parerait-il d’une image de laïc rad-soc, de même à Cuba flatterait-il un électorat socialo-front de gauche…Entre deux habillages, le business  qui lui servira à nourrir son discours sur la fameuse inversion de la courbe du chômage.
Il y a dans tous les mouvements hollandais beaucoup de communication mais, peut-être ne se rend-t-il pas compte qu’il est, en définitive manœuvré par l’émir du Qatar, par l’Arabie Saoudite et qui sait par Raul Castro lui-même ! Dans tous ces déplacements, où se loge la politique ? Où est la pensée ? C’est simple, il n’y en a pas. Par contre les combinaisons sont nombreuses toutes tournées vers l’intérieur : quelle (petite) histoire concoctée ? François Hollande n’imagine pas le parti socialiste préférer un autre candidat que lui-même pour 2017 ? Il tisse donc via une dramatisation du climat national sur fond de « 11 janvier », Marine Le Pen devenant quasiment Adolf Hitler : Hollande ou le « nazisme » ? Il n’est guère surprenant que François Hollande batte la campagne pour vanter la réforme de Mme Belkacem officialisant le démantèlement de l’Histoire de France, la mise au rebus des langues anciennes, la suppression de classes franco-allemandes jugées « élitistes » au nom de l’égalitarisme. Il s’agit de mettre en place un grand dérangement mental, de perturber durablement l’esprit national masqué par la mise en  place un service « militaire » adapté, par l’appel à des bénévoles babillards dans les lycées et collèges. François Hollande et son équipe avancent masqués, disant tout et son contraire, naviguant au plus près des écueils et ainsi de suite…Il s’agit pour le Président de faire théâtre. Par ses multiples rôles tente-t-il de mugueter c’est-à-dire de courtiser et de grappiller. Bien des auteurs ont tort de ne pas le croire volontaire dans son programme politicien, de même le Président ne compte-t-il pas un peu trop sur notre ébahissement permanent ?
La prudence voudrait que l’on se méfie d’un pays aussi conservateur que la France. 1789: révolution conservatrice ? Aujourd’hui, le curseur va plus à droite emportant dans son sillage un nombre grandissant de gens de gauche. Une récente étude (j’ai oublié son nom) notait que pour la première fois les classes moyennes en venaient à souhaiter un « coup d’état laïc et citoyen », de même que les classes populaires (Ipsos) étaient en quête « d’un chef ». La fin de la souveraineté française au nom d’une Europe qui n’est ni un état, ni une puissance souveraine, l’OTAN étant là, enlève tout centre national à l‘univers spatial et mental des Français. La sympathie envers Marine Le Pen est proportionnel au dégout des partis actuels, tous acteurs de cette « désouverainisation » française, d’une identité détricotée. Ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni, ni les multinationales ne veulent voir émerger une Europe puissance, un cauchemar pour eux tous. La question migratoire est symptomatique : le migrant (à double casquette personne physique et/ou musulman) est souhaité dans une Union européenne commerciale et consumériste. Le migrant doit-il être intégré ou occuper un espace géographique où se fonderait sa communauté?  Le sol français est singulièrement miné.






Jean Vinatier
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