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lundi 6 mai 2019

Royaume-Uni : retour sur scène de l’électeur anglais N°4567 13e année


Les récentes élections locales qui excluaient Londres, l’Ecosse et le Pays de Galles mais pas l’Irlande du Nord ont vu les conservateurs et les travaillistes mordent la poussière d’une façon spectaculaire. Les observateurs notèrent que les anti-Brexit engrangeaient des voix (libéraux-démocrates, Green party) quand leurs opposants marquaient le pas. Le détail le plus intéressant étant le nombre considérable des 615 élus candidats indépendants.
D’ici quelques jours, à moins d’un accord soudain entre May et Corbyn, les électeurs du Royaume-Uni désigneraient le 23 mai leurs candidats pour le parlement de Strasbourg : les sondages indiquent une très nette avancée du Brexit party de Nigel Farrage. Si les députés pro-Brexit arrivent majoritairement au parlement européen quand les partis populistes égrènent avec succès leurs idées, les pro-Bruxelles seraient dans une situation délicate sinon de grande fragilité. Jean-Claude Junker se plait déjà à indiquer qu’en cas de parlement hostile à la commission européenne, cette dernière prendrait toutes les dispositions pour immobiliser la nouvelle assemblée !!!
Le jeu qui a consisté pour les Européens et une partie des élites britanniques à jouer les prolongations en escomptant un retour aux urnes des Britanniques afin que le Brexit sombre dans les abysses démocratiques, pourrait donc se retourner contre eux. Le climat agité du Royaume-Uni s’oppose à la léthargie continentale surtout française qui feint de ne pas s’apercevoir du bouillonnement dans une majorité des pays de l’Union européenne.
La visite d’Etat de Donald Trump à Londres prévue vers le 4 juin ajoute une tension supplémentaire. On n’imagine pas le déplacement de l’empereur du Potomac sans que quelque chose ne se produise avant au Royaume-Uni, l’objectif de Donald Trump étant la mise sur orbite du traité de libre-échange mais est-ce envisageable si le Brexit ne trouve pas son terme ? A moins que la pression américaine ne contraigne le gouvernement de Teresa May à choisir.
L’électeur anglais a clairement dit qu’il voulait qu’une décision soit prise et pourquoi pas en tenant compte du référendum de 2016.


Jean Vinatier
Seriatim 2019

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