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jeudi 21 novembre 2013

Réforme fiscale : de Noël à la Résurrection N°1517 6e année

L’exécutif ayant fait le tour de tout ce qu’il ne pouvait pas faire: dissolution, remaniement, changement de Premier ministre, s’est résolue à proposer de mettre à plat la fiscalité française. A quelques mois des municipales que les socialistes scrutent jour et nuit, il fallait bien trouver un sujet ou une histoire à raconter (storytelling) pour remobiliser les électeurs et les élus singulièrement abattus, certains s’imaginant déjà en Soubise hagards et défaits à travers les campagnes. Cette annonce de Matignon s’accompagne du départ des deux directeurs les plus importants de Bercy, un signe qui indique que le propos de Matignon ne paraitrait pas si soudain que certains aimeraient le croire. Le pouvoir ne se déclarerait donc pas si affaibli et se prêterait à croire au sursaut de la gauche alors que son électorat se couvre la tête de bonnets multicolores, que la France n’en finit pas avec les manifestations de nombreux corps sociaux et que Noël pourrait bien être chahuté.
En lançant son Premier ministre qu’il sait en fin de course mais qu’il lui faut maintenir jusqu’aux municipales coûte que coûte, François Hollande a tout de même pris soin de lui tirer quelque peu le tapis en précisant que la réforme de la fiscalité accompagnerait le quinquennat. Comme d’habitude François Hollande ne s’empêche pas de faire sa synthèse qui réduit de beaucoup la portée du chantier mais aussi l’apaise. L’Elysée sait que la boîte de Pandore s’ouvre dès qu’il s’agit de fiscalité et surtout son but, la remise à plat : chacun regardant son assiette et la maison du voisin. Le pouvoir quoique exsangue sait qu’il n’a pas trop à craindre d’une opposition de droite malmenée par le FN et encore en plein désordre parmi ses chefs qui se querellent ou pansent mal leurs blessures et, surtout, craignent un retour de Nicolas Sarkozy que ce dernier ne dément évidemment pas. François Hollande peut donc se concentrer sur son point principal rasséréner une gauche (PS, Front de gauche, Vert) dont le paradoxe est d’être à la fois dans les rues et dans les ministères. Le Président a tout de même au-dessus de lui une autorité, la Commission de Bruxelles qui a feint d’opiner pour le budget français tout en l’avertissant de son manque total de marge de manœuvre. François Hollande s’il croit encore possible de limiter la défaite aux municipales, acte déjà celle des Européennes qui pourraient amener au Parlement européen entre 30 et 40% de députés populistes élus dans toute l’Union.
Si l’on résume d’une phrase l’annonce de la grande réforme fiscale, disons qu’il s’agit pour le pouvoir d’écrire un conte de Noël dont la trame irait jusqu’à Pâques ou la Résurrection….
 
Jean Vinatier
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