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jeudi 13 mars 2014

« Une chose ne peut être juste à Kiev et fausse à Simféropol » (Jacques Sapir) N°1674 7e année

Dans sa dernière publication, Quel avenir pour l’Ukraine ?, Jacques Sapir revient sur l’illégalité du référendum qui se tiendra en Crimée dimanche prochain alors même que les institutions ont été arrêtées le 22 février. On ne peut, à la fois, faire un putsch et se revendiquer d’un cadre institutionnel  alors même que ces acteurs l’ont biffé. Le POTUS (President Of The United States) et les dirigeants européens apparaissent comme des tyrans et le fait de recevoir tel ou tel acteur des événements du 22 février, à l’Elysée, à la Maison-Blanche ne modifie en rien les choses….. Sans doute regardent-ils l’Ukraine comme un second Kosovo…..
« [….]
Le maintien de l’unité de l’Ukraine n’est plus une solution naturelle, ou « légale », qui permettrait de qualifier « d’illégale » les démarches séparatistes, parce que la règle constitutionnelle a été interrompue en Ukraine à partir du 22 février. Il y avait eu, à la suite des incidents dramatiques des jours précédents qui ont fait de nombreux morts et où l’on peut voir en partie une provocation des segments extrémistes l’opposition ukrainienne [3], un accord signé entre le Président Ianoukovitch et cette dite opposition. Plusieurs pays de l’Union Européenne avaient contresigné cet accord se portant garant. Mais, cet accord ne fut jamais appliqué. De la date l’interruption de la continuité constitutionnelle.
Tous ceux qui prétendent que le référendum que les autorités de la Crimée veulent tenir est illégal, et ils sont nombreux, en France le Président de la République M. François Hollande, le Ministre des Affaires Étrangères M. Laurent Fabius, en Allemagne la chancelière Mme Merkel, en Grande Bretagne le Premier Ministre M. David Cameron, et enfin le Président des Etats-Unis d’Amérique, M. Barack Obama, font une lecture partielle et partiale des événements. Ils font mine d’ignorer des principes du Droit qui veulent qu’une personne régulièrement élue ne peut être déposée que dans formes légales si l’on veut que se maintiennent la continuité constitutionnelle. Ils ne peuvent faire « comme si » la légalité constitutionnelle avait prévalu, ce qui aurait été le cas si nous étions dans le cadre de l’application des accords du 21 février. Ils adoptent donc en réalité une attitude où le droit découle de la force et veulent nous la présenter comme une attitude respectueuse du droit. Ceci est impossible, et ces dirigeants devront en accepter les conséquences, en particulier quant à la légitimité future de leurs actions. On pourrait considérer que ces dirigeants se sont constitué, sur la scène internationale, en Tyrannus ab Exercitio[4].
[….]
La suite ci-dessous :
http://russeurope.hypotheses.org/2086

 
Jean Vinatier
SERIATIM 2014

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