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vendredi 18 octobre 2019

Catalogne & Espagne : vers la grande coalition : PSOE/PP ? N°4670


Les violentes manifestations catalanes font suite à la sentence sévère prononcée contre des chefs indépendantistes et ce à quelques semaines des élections législatives, la quatrième en quatre ans.
L’entrée sur la scène barcelonaise de militants basques pourrait indiquer un possible développement de la contestation au nord de l’Espagne avec une réapparition de l’ETA. Ô hasard,  le Roi, Felipe VI, et l’Infante Leonor font un déplacement dans les Asturies…..
S’agissant des manifestations catalanes et de leur impact sur la campagne électorale, la détermination du premier ministre socialiste Sanchez (PSOE) est calculée : plus il sera ferme plus il consolidera son électorat, le partido popular le pousse, à escient, espérant qu’il se décide à négocier et donc à se montrer plus flexible. Tous les partis espagnols sont quasiment unis sur le cas catalan y compris Podemos. Ni la Guardia civil, ni l’armée ne permettront la moindre sécession : quand bien même, il y aurait des victimes.
Les sondages indiqueraient qu’au soir du 10 novembre, aucun parti ne serait en mesure de gouverner seul, ni l’union de tous les partis de gauche, ni l’union des partis de droite ne permettraient d’atteindre la majorité absolue (176 sièges) d’où l’idée avancée d’une possible grande coalition entre le PSOE et le PP sur le modèle germanique. Si les deux grands partis s’entendent sur l’économie libérale, l’Union européenne, ils se heurtent frontalement sur le cas Franco. Le Premier ministre Sanchez voulant masquer ses lois libérales a cru bon en ordonnant le déplacement de la sépulture de Franco de donner des gages aux anciennes victimes lesquelles sont socialistes ou communistes. Le PP est vent debout contre cette décision. Une grande coalition ne pourrait se faire que si l’un des deux renonçait : à l’heure actuelle, c’est improbable.
L’Espagne se dirige donc vers un nouveau gouvernement minoritaire avec à la clef une nouvelle consultation électorale d’ici un an dans un royaume mi faible mi hargneux… 
Quant aux indépendantistes catalans, l’Union européenne ne bougera pas le petit doigt, Emmanuel Macron, un expert référant dans la dureté des répressions, l’a clairement exprimé et n’a été contredit par aucun autre chef d’Etat ou de gouvernement de l’Union ce qui ne les empêche pas d’avoir très très vaguement des yeux de Chimène pour les Hongkongais.


Jean Vinatier
Seriatim 2019



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