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lundi 16 septembre 2013

« Le terrorisme de Robespierre à Al-Qaïda » N°1341 6e année

« Recensé par Perrine Simon-Nahune: Mireille Delmas-Marty et Henry Laurens (dir.), Terrorismes. Histoire et droit, Paris, CNRS Éditions, 2010, 337p, 10 €.

« La situation de départ est fournie par la difficulté que rencontrent les juristes dès lors qu’il leur revient d’incriminer les actes terroristes d’un point de vue pénal, c’est-à-dire de faire la part du bien et du mal dans la qualification de l’acte. Le droit est en effet l’un des acteurs majeurs de la scène sur laquelle se joue le terrorisme, dans la mesure où les normes internationales s’efforcent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale de canaliser l’emploi de la violence. C’est cette tendance à encadrer l’exercice de la violence que vient remettre en cause l’événement terroriste. On se souvient de la discussion qui avait réuni en 2001 Derrida et Habermas autour de la notion de terrorisme compris comme événement.
Face aux risques, la réaction des États, comme le souligne Mireille Delmas-Marty, consiste à multiplier les mesures dérogatoires qui entament le régime du droit commun. C’est donc sur ce plan que se développe aujourd’hui le droit international des droits de l’homme, lequel s’efforce de limiter les régimes d’exceptionnalité tout en s’efforçant de limiter des dérapages éventuels par la possibilité confiée aux Cours de justice internationale de contrôler leur application. et en contrôlant parfois l’application au travers des Cours de justice internationales. En revanche, au niveau international, les États ne sont toujours pas parvenus à ratifier des conventions internationales, faute d’avoir pu s’entendre sur une définition commune du terrorisme. Les politiques adoptées au sein des différents États pour lutter contre les mouvements terroristes apparus autour du 11 Septembre, souvent rangés dans la catégorie de « terrorisme global », contredisent les efforts de normalisation du droit et rendent plus improbable encore l’adoption d’un accord à court terme. La définition du terrorisme n’est donc pas une question formelle, mais bien préjudicielle au développement du droit lui-même. L’histoire peut-elle y contribuer ? »
La suite ci-dessous :
http://www.laviedesidees.fr/Le-terrorisme-de-Robespierre-a-Al.html

Pour citer cet article :
Perrine Simon-Nahum, « Le terrorisme de Robespierre à Al-Qaïda », La Vie des idées, 7 octobre 2010. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Le-terrorisme-de-Robespierre-a-Al.html

 
Jean Vinatier
SERIATIM 2013

Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

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