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samedi 14 février 2015

« Nouveau positionnement du Québec dans l'Arctique par Patrice-Hans Perrier » N°3051 9e année

Le journaliste montréalais Patrice-Hans Perrier expose bien la nouvelle problématique de l’Arctique dans le contexte canadien.
Le Québec et les Inuits, s’ils pouvaient s’entendre, formeraient un ensemble redoutable. Pour cela, il serait nécessaire que le Québec se dote d’une constitution et affirme sa souveraineté. Le problème est que la jeunesse ou le corps jeune du Québec montre au mieux une indifférence, au pire préfère, par facilité devenir un gobe-mouche extasié face aux Etats-Unis et à Toronto. Actuellement, le Québec ne semble pas disposer pas de l’outil politique. La seule piste que je vois est celle, je me répète, de l’union avec les Inuits qui se faisant exposerait très bien l’évidence de la souveraineté.
Au XVIIIe siècle la France avait su réaliser l’union avec la quasi-totalité des tribus indiennes ( les Cinq-nations) les Français n’ayant jamais considéré ces dernières comme de la « viande » à l’inverse des anglo-américains qui allèrent jusqu’au génocide ou en faire des bêtes de cirque…….


Article :

« L’avenir des frontières nordiques du Québec dans le contexte géopolitique

Le Québec est un pays nordique. Bien que la majorité de sa population vive entre les 45e et 50e parallèles, la plus grosse portion du Québec est située au nord du 50e parallèle. Qui plus est, le Québec demeure, sans conteste, la province canadienne qui possède le plus gros accès aux mers arctiques. Voilà pourquoi le gouvernement Harper (Premier ministre du Canada) tente de découpler, par tous les moyens, les territoires du Nunavik (un espace qui compte pour le tiers du Québec et fait partie de son territoire depuis 1912) d’avec l’espace territoriale du Québec.

Tout dernièrement, lors d’un référendum tenu en 2011, les Inuits du Nunavik ont rejeté à 66 % le projet de création d’un gouvernement régional qui leur était présenté. Pourquoi donc ? Les principaux intéressés auront réalisé que ce projet ne leur accordait pas assez de souveraineté politique, surtout en regard de leurs prétentions quand à l’occupation du territoire et à l’exploitation des ressources naturelles qui s’y trouvent. Lorgnant du côté de l’autodétermination des peuples du Nunavut (obtenue il y a peu en 1999), les habitants de ce territoire de plus de 500 000 km2 rêvent d’un immense état inuit qui comprendrait le Nunavut, le Nunavik et le Labrador.
[….]
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
SERIATIM 2015

 

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