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lundi 30 mars 2015

Trois petits cochons et l’électeur N°3101 9e année

La Ve République désormais l’ombre d’elle-même n’a plus pour l’illustrer que des communicants et des jouisseurs. L’élection reste encore en place mais pour combien de temps ? La destruction totale des idées politiques et de leurs idéologies, maximes et clergés, laisse la place de la scène aux incantations : « République », valeurs républicaines », « mon pays », « peuple de gauche », « l’idée que je me fais ». Ce sont des répliques de théâtre de plus en plus mal jouées….
Le Front national poursuit son maillage, s’approchant du moment où le second tour pourrait lui devenir favorable, l’UMP et ses alliés s’auto-congratulent quand le PS se vent une grande bises en travers de la figure. Et pourtant, rien en change et c’est même bien pis : pensez-donc, revoir Nicolas Sarkozy, le battu de 2012 se présenter comme un recours aurait de quoi refroidir plus d’un citoyen…Le prédécesseur de François Hollande est assez redoutable tant il a la manière de vous persuader qu’il bouge  les lignes alors même qu’il veille à leur immobilité générale. Le successeur de Nicolas Sarkozy, par son cynisme et son indifférence feinte ou pas joue des renoncements et se rassure en adhérent complétement aux injonctions des lobbies, FED et consorts tout en goutant, semble-t-il, au frisson de la guerre et des éliminations ciblées comme le rapporte le journaliste Vincent Nouzille…
Au-delà de ces lignes, François Hollande escompte bien rassembler la gauche, surtout avec des écologistes exsangues et des frondeurs trépignant plus de n’être pas ministrables que hussards. On n’en doute pas il les regroupera….L’actuel exécutif mise sur une guerre intestine UMP et ne verrait pas d’un mauvais œil que Nicolas Sarkozy en triompher étant moins consensuel qu’Alain Juppé….Pendant ce temps-là, les traités transatlantiques poursuivent leur route et nous verrons les dirigeants socialistes et UMP  les signer des deux mains. Quant au Front national, n’est-il pas entre envie de conquête du pouvoir et celui  de la thermite : s’installer tout en laissant les meubles en place et apparemment en état…. ? Trois petits cochons qui jouent au loup sans mesurer que l’électeur, pour toujours inconscient de sa puissance, est le grain de sable. L’élection, et c’est le côté pervers,  légitime une « désouverainisation » alors que l’après démocratie n’a pas trouvé son modèle, l’Etat étant l’obstacle non dépassé.


Jean Vinatier
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