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mercredi 1 avril 2009

Edito : Début de jacquerie ? N°429 - 2eme année

Des employés de la FNAC et de Conforama ont bloqué dans son taxi le fils de François Pinault. François-Henri a appelé l’Elysée ou le commissariat (le commandant Sarkozy ?) pour le dégager de cette embuscade.
Ce fait succède à tous les autres qui ont vu les salariés séquestrer leurs patrons et forcer l’un d’eux à manifester avec eux !
Petit à petit l’énervement grandit. Les journaux télévisés font ce qu’ils peuvent pour cacher, masquer, minorer tous les mécontentements. Rien n’y fait, les Français perdent patience.
Le Président de la République ne sachant plus quoi faire et se préoccupant surtout de protéger ses amis du Fouquet’s, n’a rien trouvé mieux que de faire semblant de les accabler ! Le chef de l’Etat apporte malencontreusement une raison supplémentaire à celles et ceux qui apprennent leurs licenciements d’agir plus fortement.
Au Royaume-Uni, c’est la maison d’un ancien patron de Royal Bank of Scotland qui a été dévalisé et dans la City, bien des banquiers renoncent à porter leurs costumes effrayés par des manifestants présents dans Londres au moment de la tenue du G20 qui promettent de les pendre !
Les banquiers, les financiers et des entrepreneurs à la tête de multinationales devenus à leur tour de simples gens de finance aux dépens, parfois, de leurs propres salariés, pensaient avoir tout prévu : recevoir les aides publiques et retourner au casino comme avant 2008 ! Las, désormais leurs noms sont cités : ils sont démasqués ! C’est, peut-être, un début de mouvement de fond.
Les partis politiques sont dans une grande discrétion : PS, NPA, PC, Parti de gauche, Modem, Debout la République….Les syndicats écartent soigneusement toute manifestation nationale et se flattent, piteusement, de défiler unis le 1er mai !
Chaque jour qui passe fustige les salaires et les traitements de tous ceux qui ont des fonctions de pouvoirs, des commissaires européens aux chefs d’entreprise en passant par les présidents d’institutions par exemple celle de l’Institut du Monde Arabe (IMA).
On voit tout ce qui est institutionnel freiner des quatre fers pour barrer la route à une révolte générale qui pourrait, si elle avait lieu, devenir une révolution tout simplement…sans leaders affichés !
Nicolas Sarkozy, à peine remis de l’incendie du réacteur de l’avion présidentiel, craint plus que tout de devoir réprimer, un mort mettrait le feu aux poudres ! Pèse-t-il sur la scène politique ? Il s’essouffle à court d’effets de manche. Il est presque désarticulé. Le vent tourne : gare aux châteaux……

Jean Vinatier

©SERIATIM 2009

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