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samedi 18 avril 2009

Sarkozy fils de « Soupalognon y crouton» ?¹ N°443 - 2eme année

Le futur du périnée de Nicolas Sarkozy tiendra-t-il en haleine comme en 1686 l’opération de la fistule de Louis XIV ? Rappelons qu’à la suite de l’intervention chirurgicale, Lully aurait composé le célèbre « Dieu sauve le Roi » qui passera La Manche avec le succès que l’on sait. En 2009 que se passera-t-il ? Pour l’heure, nous sommes dans les confidences les plus intimes.
Liberation rapporte les petites phrases assassines, moqueuses de Nicolas Sarkozy sur ses pairs mondiaux, entre deux SMS, autour de la table élyséenne réunissant le « G24 » -12 députés, 12 sénateurs de la majorité et de l’opposition-.
Le propre des dîners ou déjeuners en ville est de médire, de lancer les bruits, les rumeurs, les cabales sur untel ou unetelle. Les Français adorent se livrer à cet exercice, Nicolas Sarkozy est à cet égard bien Français !
Le Président de la République savait parfaitement ce qu’il faisait. Les phrases présidentielles sur les chefs d’Etat et de gouvernement ne sont pas anodines, elles sont parties intégrantes d’une communication qui colle à son caractère.
Depuis mai 2007, le chef de l’Etat se pense le centre de tous les regards. Son activité dans tous les domaines qui vont de la cheville foulée de Madame Michu au changement climatique en passant par la crise mondiale multiforme, ne supporte absolument pas la moindre indifférence. Si elle se produit ou qu’il la croit véritable, il en nourrit une grande détestation et boude à sa façon. Lors du G20, Nicolas Sarkozy s’est senti humilié par Barack Obama qui est passé devant lui sans serrer sa main. Le Président américain voulait-il le blesser ? Après tout, il ne faisait que prendre place pour la photo de « famille » : était-il indispensable qu’il fasse une station devant lui ? C’est à ce genre de fait que l’on mesure plus exactement l’état mental d’un homme politique et, en l’espèce, il ne le flatte pas.
Que le journal
Libération rapporte plus ou moins exactement les propos présidentiels importe relativement peu, on y relève quand même, un état général, une ambiance de fond.
D’où vient cet énervement, cette envie de jeter son fiel ?Retenons parmi d’autres, par exemple l’affaire otanienne.
Nicolas Sarkozy a décidé de son propre chef de faire revenir la France dans les commandements intégrés de l’OTAN à la grande surprise de Georges Bush. Le Président français calculait que rentrer dans cette organisation quand la politique américaine gardait toute sa virulence et tout son bellicisme lui permettrait de jouer le rôle du modérateur, d’avoir donc une position particulière. Or, la présidence Obama considère d’une part que le retour de la France est un fait acquis et rien de plus, d’autre part que sa diplomatie se positionne, pour le moment, sur un axe d’ouverture, de dialogue et d’apaisement. L’OTAN n’est plus cette arme massive et agressive. Dans ce nouveau cadre, la situation de Nicolas Sarkozy perd de sa force et de son intérêt : ne pouvant plus être le « gentil » de l’Alliance, qu’y fera-t-il ? La raideur de la France à propos de l’Iran tranche nettement sur celle des Etats-Unis. Le Président français deviendrait-il le faucon ?
Le silence glacial de Madrid, l’indifférence de Berlin, le haussement d’épaules de Washington, le rire russe sont des moments graves qui n’atteignent pas une majorité de Français qui aiment malencontreusement le côté roi des Halles, fanfaron, jobard.
Si le Président chinois a été épargné, Silvio Berlusconi a reçu les louanges présidentielles, c’est son César ! Etrange car lors du G20 Il cavaliere a pris soin de se faire photographier entre Obama (le dollar) et Medvedev (le gaz), sans Nicolas……


Jean Vinatier

©SERIATIM 2009

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Note :


1-Dans Astérix en Hispanie, le fils du chef Soupalognon y Crouton, se fige jusqu’à devenir rouge tant qu’il n’obtient pas ce qu’il veut !

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