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jeudi 8 mai 2014

« Démocratie et fondamentalismes religieux au Nigeria : vivre libre dans la peur » par Léon Koungou N°1785 7e année

Léon Koungou enseigne à Louvain et à Namur. Son article date de 2010, cette antériorité est utile alors que le groupe Boko Aram mène une véritable guérilla dans la partie nord du Nigéria. Son dernier méfait, l’enlèvement de 237 lycéennes à Chibok dont son leader actuel Abubakar Shekau les destine à l’esclavage et/ou au mariage forcé…
 

« Depuis presque trente ans, le Nigeria est habitué à des violences sur fond religieux. Les mouvements véhiculant lesdites violences se réclament de l’islam Mai Tatsine, Qalaqato, aujourd’hui Boko Haram, qui se veut une version subsaharienne des Talibans afghans, mais sa vision radicale de l’islam n’est pas partagée par la majorité des musulmans nigérians dont l’organisation représentative, la Jamaatu Nasril Islam, condamne les méthodes violentes. Phénomène nouveau, les violences des fondamentalistes, jadis orientées vers les populations non musulmanes, sont désormais orientées vers le gouvernement. La religion a toujours joué un grand rôle dans la politique. Les politiciens s’en sont souvent servis pour gagner un appui lors des élections. C’est peut-être pour cela que les 36 États de la fédération ont tous des commissions d’assistance publique pour s’occuper des pèlerins, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. En fait, la vie politique concerne le pouvoir et le contrôle des ressources matérielles. Et depuis toujours, les dirigeants politiques ont compris l’importance de la religion dans l’exercice de contrôle du pouvoir. Pour éviter les conflits religieux, la Constitution nigériane a opté pour l’État laïque. En d’autres termes, il n’y a pas de religion d’État. Lors de l’indépendance en 1960, la charia telle qu’elle était appliquée dans le Nord fut modifiée. Le code criminel qui stipulait comme châtiment l’amputation des jambes fut aboli. La Constitution défend aujourd’hui à tout chef de gouvernement, qu’il soit régional ou fédéral, d’imposer une religion particulière à la population. Toute personne est libre de choisir et de pratiquer la religion qui lui plaît. Toutefois, la laïcité au Nigeria présente des étrangetés dans sa mise en œuvre et évolue dans une relative singularité.
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Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 
Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto-Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

 

 

 

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