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mardi 15 septembre 2015

« Ivan is back par Zébu” N°1403 9e année

Le site de Paul Jorion a mis en ligne un article de Zébu bienvenu et excellemment panoramique ! Vladimir Poutine joue bien aux échecs : il emporte une partie….

« ‘L’Occident’, comme on aime parfois dénommer un conglomérat d’intérêts parfois communs et parfois divergents, notamment lorsqu’il s’agit d’économie et de finances, pensait que la Russie était sur le reculoir, voire même sur l’éteignoir avec la crise chypriote en 2013 qui fut, aussi, une pierre supplémentaire dans un jardin russe proche-oriental qui semblait rapetisser à vue d’œil ces dernières années. Le bail-in imposé à Chypre, aux oligarques russes et par suite à la Russie, était une première, tant pour des institutions financières jusqu’alors habituées à des bail-out généreux parce que couverts par les gouvernements, que pour une Union européenne qui, même indirectement, s’imposait ainsi face aux intérêts russes. Et quand le président nouvellement élu d’Ukraine dut choisir entre cet ‘Occident’ et la Russie, on pensa fin 2013 que l’Ukraine pencherait vers l’Union Européenne pour une foule de raisons, notamment économiques et financières, pour un pays endetté comme elle l’était, en faisant déjà miroiter un ‘plan d’aide’ financier.
Au Proche-Orient, la Russie ne pouvait plus guère compter que sur le régime de Bachar Al Assad et sur l’Iran, tous deux en difficultés, le premier pour avoir accepté et suivi le plan imposé de désarmement et de destruction de ses armes biologiques, devant faire face par ailleurs à une opposition autrement plus structurée avec Daech et perdant du terrain progressivement, le second par les sanctions économiques imposées par ce même ‘Occident’ du fait de ses activités nucléaires.
Dans le même temps, les ambitions régionales d’une Turquie en plein essor s’affirmaient, soutenues en cela par les révolutions arabes qui avaient notamment permis en Egypte aux Frères musulmans d’accéder au pouvoir démocratiquement par l’élection de M. Morsi à la présidence et au Qatar de contrecarrer les ambitions de l’Arabie Saoudite. La Russie semblait ne pas pouvoir être en mesure de faire face au destin de sa disparition annoncée de cette région, et plus globalement, de son ‘containment’ par ‘l’Occident’ dans le monde, sinon sur ses frontières ouest et sud-ouest, celles qui importent en définitive à ‘l’Occident’.
‘Ivan’ n’aurait ainsi plus que l’Orient comme seul horizon …
Deux ans plus tard, c’est à un tout autre scenario que nous sommes en train d’assister. 
[….]»
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim2015


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