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dimanche 20 septembre 2015

« L’Allemagne, le jour d’après par Hélène Nouaille »N°1404 9e année



« « La semaine dernière », écrit l’éditorialiste du Figaro Ivan Rioufol sur son blog, « le Point s’émerveillait de L’incroyable Madame Merkel, tandis que le Monde lui promettait le prix Nobel de la Paix ». Rares sont cependant les analyses après la « volte-face » de la chancelière, « qui a décidé dimanche de rétablir des contrôles aux frontières de son pays envahi, signe de sa légèreté initiale (…) » (1). Comme peu nombreuses avaient été les réflexions sur les raisons de la « générosité » allemande. Romaric Godin, pour la Tribune, relevait bien que « l’occasion était trop belle pour la chancelière de redorer le blason de son pays », afin de « faire oublier l’indifférence complète qui a prévalu – et qui prévaut encore largement – concernant la gestion de la crise migratoire par les deux principaux pays frontaliers, l’Italie et la Grèce ». De plus, ajoutait-il, « c’est aussi une manière de faire oublier que l’Allemagne ne participe pas aux actions militaires sur le terrain et a toujours refusé d’y participer » (2). Dans ce domaine, nous le savons en effet, c’est la France qui assume l’essentiel du poids financier et humain du combat destiné à empêcher par exemple, jusqu’ici avec succès, l’établissement d’un état proto-islamique en Afrique sub-saharienne.

C’est-à-dire, et nous le relevions ici en avril dernier (3), l’apparition d’un afflux supplémentaire de migrants vers les côtes européennes. Ni le rapport des députés François Loncle (PS) et Pierre Lellouche (UMP), ni la réunion en « urgence » (!) des chefs d’Etat de l’UE le 23 avril 2015 n’ont rien changé – pas plus que les appels répétés du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian à plus de solidarité (« Le fardeau de la sécurité européenne n’est pas équitablement réparti. La France continuera à y prendre sa part, mais seulement une part. Nous attendons que nos partenaires soient également au rendez-vous », disait-t-il à Riga, en février dernier (4)). Pas plus que n’a eu de suite sa proposition « d’exclure les dépenses militaires du déficit » français (5). La France est pour l’heure inaudible. 

Pourquoi donc ce concert de louanges quand l’Allemagne, sans concertation aucune avec des voisins qu’elle déstabilise, ouvre une boîte de Pandore en décidant d’un plan de 6 milliards d’euros (« 60% des dépenses supplémentaires prévues initialement dans le budget fédéral de 2016 », rappelle Romaric Godin) pour accueillir 800 000 migrants (qui seront in fine un million sinon plus) ? 
[….] »
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim2015


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