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jeudi 21 novembre 2019

« Au Sahel, la flambée des sentiments antifrançais par Rémi Carayol »N°4723 13e année


« Qu’il semble loin le temps béni où la France était fêtée par des milliers de Maliens, où ses soldats étaient salués avec enthousiasme à chacun de leur passage dans les villages situés sur la route du nord, et où son président, François Hollande, acclamé par une foule en liesse faisant voler au vent des drapeaux bleu-blanc-rouge parlait de ces quelques heures passées dans un Mali qu’il pensait libéré du joug des djihadistes comme du « plus beau jour de [sa] vie »

Ce jour-là, le 2 février 2013, alors que l’armée française venait de chasser les groupes islamistes armés liés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) des villes de Tombouctou, Gao et Kidal, des membres de la délégation présidentielle française s’étaient émus — là où d’autres en auraient été horrifiés — de voir, sur la place de l’Indépendance à Bamako, un homme brandir une pancarte venue d’un autre temps, sur laquelle était inscrit : « Merci à Papa Hollande et aux tontons Le Drian et Fabius »1. Lors de cette visite, sa première depuis le déclenchement de l’opération Serval trois semaines plus tôt, le président avait assuré que le retrait des troupes françaises était d’ores et déjà « inscrit » et qu’il n’y avait « aucun risque d’enlisement ».
Près de sept ans plus tard, François Hollande et Laurent Fabius ne sont plus aux affaires — Jean-Yves Le Drian si —, mais les soldats français, eux, sont toujours au Mali. Ils se sont même déployés dans les autres pays de la région, dans lesquels ils disposent de bases conçues pour durer et mènent régulièrement des opérations. Mais ils ne sont plus applaudis comme jadis. Il arrive même de plus en plus souvent qu’ils soient conspués, et que des manifestants déchirent ou brûlent le même drapeau tricolore qui était joyeusement brandi en 2013.»
La suite ci-dessous :




« Qui sont ces « djihadistes » qui mettent en échec l’armée française dans le Sahel par Remi Carayol » 17 septembre 2019

« L’armée française s’enlise au Sahel. Malgré les déclarations de victoire ponctuelles, les combats s’étendent à de nouveaux pays de la région. À la racine des échecs, l’incapacité de Paris à comprendre les enjeux politiques, mais aussi les motivations qui poussent des centaines de jeunes à rejoindre le djihadisme. »
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Jean Vinatier
Seriatim 2019

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