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mercredi 18 mai 2016

Hollande : je vais bien N°4130 10e année



S’il y a un homme heureux en France qui ne souffre ni de doute, ni de remord, ni de regret, c’est François Hollande : le brave homme ne se souvient même plus de son programme de 2012 et des quatre années du quinquennat n’a retenu que la communication autour de sa présidence. S’il est reconduit à la tête de l’Etat en mai 2017, se souviendra-t-il qu’il a avait été déjà candidat ?
Le visage ébahi quasiment dépité de ne pas pouvoir faire une blague, il navigue à vue dans les cimes bien au-dessus de tous les nuages, orages et grondements des humains qu’il appelle les sans-dents. Car en-bas, ça grogne, ça murmure, ça peste, ça manifeste jusqu’aux policiers décontenancés de passer en quelques mois des lauriers aux injures  au point qu’ils durent se décider à avoir pour quelques heures leur « Nuit debout » en plein jour entourés par des convois de gardes mobiles rendant donc impossible le soutien de la population. Le policier est tout aussi enfermé et enchaîné que le citoyen
Le sourire béat élyséen cacherait-il une entreprise assez rouée pour concevoir le chaos national et social ? Ces débordements et divers agacements des corps de métiers divisent sans se regrouper à l’image des primaires qui voient clore une multitude de candidats : où est le lien fédérateur ?
Il en va de Nuit débout, mouvement sans colonne vertébrale complétement boboïsé  cherchant à rejouer Mai 68 en occupant deux soirs l’école des Beaux-Arts mais incapable d’accueillir des orateurs et des participants différents d’eux, ils s’essoufflent. Le pouvoir a compris que ce mouvement quoique debout ne l’était que par la méthode Coué. Symptôme de notre époque molle, l’incapacité à avoir un geste et une action révolutionnaires : de la Grèce à la France en passant par l’Espagne, tous ces mouvements sont dans le rang et l’ordre : ce sont des libertins qui ne remettent en cause ni la société, ni son ordonnance et ne défient la pensée dominante économique que dans la mesure où leurs chefs pourront arriver au pouvoir. S’ils ne sont pas libertins, ils sont rebelles mais des rebelles convenables et consommateurs.
Sur le papier tout est pourtant réuni pour l’explosion avec un chef de l’Etat impopulaire comme jamais et des affaires qui ne cessent de surgir sur cette « élite » qui nous fait la morale tout le temps sans la suivre:
« Finalement, Ali Baddou, c’est Désir ou Placé qui ne payaient pas leurs amendes mais ont été nommés quand même ministres. C’est Léa Salamé qui conduit sans permis mais donne des leçons à la terre entière. C’est la députée PS Catherine Troallic qui conduit bourrée mais vote les mesures répressives contre les automobilistes. C’est Thévenoud qui ne paie pas ses impôts mais augmente ceux des Français. C’est Cahuzac qui chasse la fraude fiscale mais a ses comptes dans les paradis fiscaux. C’est Baupin-Sapin qui parlent de droits des femmes tout en se comportant en nostalgiques du droit de cuissage.
Ils sont les nouveaux petits marquis de la France socialiste. Ils n’ont tous que le mot République à la bouche mais se comportent en nostalgiques de l’Ancien Régime, avec ses privilèges et ses droits féodaux. »1
Ce pouvoir est, certes décadent et immoral au point qu’il pense pouvoir applaudir le maire de Verdun voulant commémorer la bataille de Verdun en appelant un rappeur : l’histoire ou la teuf : quelle différence ? Dans cette affaire, il est montré clairement que ce gouvernement fidèle au principe de détricotage de l’histoire nationale et des mémoires, a justement choisi ce chanteur chez lequel il trouvait toutes les qualités pour symboliser l’a-histoire et effacer au-delà de la poussière tous les hommes tombés alors. Le pouvoir ose même bien au-delà du cynisme qualifier ceux qui obtinrent l’annulation du concert  d’être des « nauséabonds ». Mais les nauséabonds ce sont eux, Mme Azoulay en tête et le maire de Verdun. Au nom de la diversité et du vivre ensemble, le roman national cesse, place à l’homo festivus haineux.
Les ferments de division font la force du Chef de l’Etat, de l’actuelle classe politique. Que les Français sachent que l’union fait la force : ils sont  le peuple-souverain, le Chef de l’Etat n’ayant qu’une délégation temporaire soumise aux suffrages. François Hollande jouit de la puissance de par l’impuissance consentie par les Français. Jusqu’à présent les Français servent volontairement celui qui les conduit à la fin.


Note :



Jean Vinatier
Seriatim 2016






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